Cher, pas d'ambiance, mauvais site, mauvais personnel, il ne reste plus qu'à boire pour oublier qu'on à claquer une quarantaine d'euros en places, puis à reboire pour oublier qu'on a claquer 20 euros en boissons.
J'espère que ce petit billet écrit à la va-vite arrivera jusqu'à mon blog, malheureusement, je crois bien que rien n'est moins sûr. Je suis actuellement retenue sur les terres Bretonnes, contretemps dû au « boulot ».
Il y a quelques jours de cela, me contre-foutant des recommandations très précises de mon hôte qui faisait valser d'entre ses lèvres irrésistibles si bien dessinées ces quelques mots « Ne sors JAMAIS Ô grand JAMAIS seule de ma petite cabane de bois perchée haut dans ce majestueux chêne centenaire (...blablablabla...) et encore moins de la forêt sans armes (...blablabla...) », je sortais, armée d'une branche de bois. C'est une vision un peu romancée, vous l'aurez compris, mais laissons à la Bretagne ce côté mystique qui lui va si bien. J'enfilais ma toute nouvelle robe en peaux de loups chassés du jour précédent, je peignais au bois sculpté ma chevelure si euh... majestueuse (?), chaussais mes sabots et décidais dans un moment trop long d'inconscience de franchir les grillages ornés de panneaux trop explicites « Fais gaffe dehors c'est super-méga dangereux ». Voilà, j'étais maintenant en terrain hostile.
Le temps n'étant pas un luxe dont je peux actuellement bénéficier, je vous épargne les détails de ma rencontre avec un certain roi « Rartur », qui m'expliqua en un (trop) long récit qu'il s'en allait d'un pas pas sûr du tout extirper un bout de ferraille d'un caillou. Il m'expliqua également qu'il devait son nom « Rartur » à son tout nouveau bolide une « Mère c'est dès » série limitée rose bonbon jantes chromées or sièges de cuir beige, son nom complet étant à ce qu'il a pu m'en dire « Rartuture », il allait donc chercher un bout de métal qui lui servirait dans l'amélioration de son moyen-pas-commun de locomotion, il avait à ce qu'il en dit, un concours tunning le soir même « Wesh Faut que j'sois au top siva»(propos inchangés). Puis soudainement le trou noir.
Je me retrouvais quelques heures, jours peut-être, dans une grotte,au fin fond d'une bien trop noire forêt, enchaînée à un tronc. On m'a très vite fait comprendre, qu'si j'voulais pouvoir manger, il me fallait travailler dur pour un certain « Merlin le chanteur ». Merlinou comme on se permet de l'appeler a mis au point un nouveau concept qu'il compte développer avec notre aide en une semaine. Une baguette-micro. Afin d'enfin permettre à tous les druides de Bretagne de pouvoir laisser s'exprimer leurs talents « vocal ». Je serais... peut-être... libre... mardi... Excusez-moi pour ce retard involontaire et surtout...
Jeudi dernier en fin d'après-midi, ça gueule fort en bas de chez mon hôte. Je penche la tête par la fenêtre, aperçois une très jolie demoiselle qui s'égosille et lui propose donc de monter. C'était une voisine pas trop voisine, une villageoise au sale caractère, une gentille fille au tempérament salement trempé, une amie d'Ariana. Nous discutons un peu de tout, d'elle, d'Ariana, de nous et de mon angine qui depuis le matin même pointe le bout de son nez au plus profond de ma gorge. Elle me demande de l'ouvrir grand, plonge ses yeux au travers de mon haleine à la bière et au tabac à rouler sec. Le diagnostic est formel, je souffre d'une angine blanche. Cette future flic m'explique qu'en ce moment il y en a beaucoup, que la chaleur n'aidant pas les microbes sont de plus en plus présents, qu'il va falloir que je me soigne et tout un tas d'autres trucs pas très intéressants, qu'elle conclue par cette phrase : "Les microbes nianiania, tu sais c'est compliqué la vie." Je reste muette sous les dires de mon nouveau toubib improvisé et très vite nous changeons de sujet. Trois filles ensemble, ça ne peut pas ne pas parler de mecs. Pour ne pas briser les a priori véridiques, nous commençons donc notre débat enflammé. Avouez qu'si nous avions parlé tuning ça aurait certainement été moins glam'.
19 h 30 quand des cris stridents se font de nouveau entendre en bas de la petite maison de campagne et c'est bientôt une autre demoiselle qui rapplique dans le QG des papoteuses mitrailleuses. Nous sommes maintenant quatre filles. Pour un obscédé textuel du poitrail qui peut-être me lira, je vais commencer la description : -Ariana, brune méchée, cheveux coupés court, yeux noisettes et un peu ronde, 95C. -Estelle, blonde cendrée, carré plongeant, yeux verts et très mince, 85A. -Ericka, blonde, cheveux longs, yeux bleux et bien foutue, 95D (voire E). -Et moi. Les chamailleries commencent. Estelle souhaite piquer ma place de marraine de Prune (fille d'Ariana), mais dans un sens trouve ça très laid comme prénom "Prune". Nous trouvons un compromis, je serais donc marraine de Prune, elle sera marraine de Luka et tout le monde est content. Ericka nous explique que son père n'est pas vraiment d'accord pour qu'elle aille manger mac do, il est apparemment très sévère et risque de se fâcher très fort. Malheureusement nous devons passer par la case "papa-Ericka" avant de nous rendre chez mon ami Ronald, nous préparons donc psychologiquement au mensonge collectif.
Arrivée chez "l'Homme" je me positionne comme étant l'intruse du groupe. Je n'ai jamais rencontré le Monsieur tant redouté, je range donc mes sarcasmes et mes vannes basses catégories, oubliant totalement mon accoutrement. Ces dames étant bien sapées, petite tunique à motifs, petit jean moulant, petit polo collé serré, j’essaie de planquer mon futal rose bonbon et mon tee-shirt trop large prêté par Ariana. Mes cheveux ne sont pas coiffés comme à l'habitude et mon maquillage d'hier a coulé sur mon visage lors de notre baignade matinale. Les remarques ne se font pas attendre, à peine la bise faite j'ai droit à un charmant : "Toi t'es gothique" La sœur d'Ericka faisant de grands "oui" avec la tête derrière moi. "Non juste mal habillée et pas maquillée, c'est donc ça une gothique ?" Je n'ai pas de réponse, ça tombe bien je n'en attendais pas. Nous nous rendons toutes dans la piaule de la blonde toubib le papa aux fesses. "Alors vous allez manger ou ?" Ericka me file de gros coups de poing dans le dos, j'en fais de même à Estelle, qui tristement ne le fait pas pour Ariana. Je lance un grand : Moi : "Certainement au resto, ou à la cafet' on verra." Ariana : "Quoi on va plus au mac do ?" Moi : "On a jamais dit qu'on irait au mac do AR-IA-NA" Ariana : "Mais si on doit aller au mac do de Romans" Ericka : "Ha non on ne va pas au mac do, je ne suis pas très mac do désolée" Moi : "On ira à la cafet' c'est très bien" Le papa : "Ouais vous allez au mac do, j'en suis sûr comme deux et deux font quatre." Et là instant mémorable de l'ado qui cherche désespérément à contredire son père : Ericka :" D'abord deux et deux ça fait pas quatre" Et se vautre… Tous les regards sont posés sur la flic, yeux écarquillés. Moi : "Ha non Ericka et ça fait combien deux et deux ?" Petits gloussements pour certaines, rires pour d'autres, nous repartons direction la voiture.
Quand soudainement la mère de Prune rerentre dans la maison. Merde ! On peut pas la laisser toute seule elle va encore faire 50 gaffes, ouvrons la porte. Le papa : "Alors vous allez au Mac do ?" Ariana : "Oui mais on rentrera pas tard vous en faites pas" Moi (criant) : "Non AR-IA-NA nous n'allons pas au mac do, tu sais bien que je ne supporte pas les graisses" Le papa : "Ah bon ? Animales ou végétales ?" Merde ! Improvise Julie, improvise, ***** ! Moi (toujours criant) : "Ben j'ai beaucoup de mal à dormir si je mange trop gras le soir" Ouf… Ariana : "C'est ça ouais à quelqu'un d'autre Ju" Mais quelle cruche ! Moi : "AR-IA-NA" Elle se retourne et peut maintenant admirer mes yeux écarquillés qui lui disent "Arrête ! Arrête tout de suite !" Ariana : "HA-OUI-TU-NE-PEUX-PAS-MAN-GER-DE-GRAI-SSES ! AH-OUI-J'A-VAIS-TO-TA-LE-MENT-OU-BLI-E !" Mais quelle quiche ! Moi : "Ariana elles ont faim on y va" J'entre dans la maison. Moi : "Excusez-moi monsieur, j'ai été ravie de vous connaître, mais nous devons y aller, l'estomac de votre fille chante dehors. Bonne soirée et à très bientôt j'espère." Ariana se prend un gros savon tout le trajet, mais elle arrive bel et bien au mac do et ce, encore en vie.
Le repas se déroule bien, nous reviendrons plus tard prendre les desserts, si desserts il y a. Dessert il y a, moment clopes, caisse, pipi, pour tout le monde, sauf pour Estelle qui ne fume pas, ne mange pas et ne va jamais dans un toilette public. Soirée finie, 23 heures sonne, le mac do est pour ainsi dire vide, sauf la table de derrière et Ariana décide de prendre une photo souvenir. Estelle lance gracieusement un : "Faut vraiment qu'on y aille, j'ai envie de faire caca depuis une heure". Ariana tient tout de même à prendre sa photo souvenir chez macdo. Elle cale donc l'appareil sur une poubelle métallique et vient s'installer sur une table avec nous, quand le jeune homme de derrière, sort : "J'vous la prend votre photo si vous voulez, se sera plus pratique" Pas de soucis, c'est sympa. On prend la pose, dites "ouistiti" et tout le tralala, d'ailleurs j'ai jamais bien compris, pourquoi "ouistiti" ? Ma bouche ne sourit pas en disant ce mot. Il rend l'appareil à Ariana "Vous êtes magnifiques, parfait." Puis tape sur l'épaule d'Estelle en lui disant :
"C'est bon maintenant tu vas pouvoir aller faire caca tranquille."