Quand je serais grande.
Remontée d'acide gastrique dans ma bouche pâteuse gout clope de 7h du mat, quand je me retiens d'entrer dans un HS en laissant un commentaire comportant un "oï" et un vulgaire "3B" sur le blog d'un monsieur dont je ne citerais pas le pseudonyme dans tous mes articles (quoique...). Pour ne pas l'encombrer de vulgarité-ordinaires je vais me décharger ici-même. Ma mère m'a dit lors de mon premier voyage en train et me dit toujours de temps à autre : "Fais attention dans le train, il ya souvent des skinheads et en général ils ne sont pas commodes. Idiote comme tu es, tu vas aller discuter avec eux !" Enfin c'est une grossière traduction, en réalité ça donnerait plutôt ça : " Fais gaffe ju', les trois quarts du train c'est des skins et fatche de, y sont méchants (pu***g con). Tête de Gobi comme t'y'es tu vas aller leur tenir le crachoir !" Mon trajet Marseille-Gap je le passais alors à chercher du regard les skinheads, qui apparemment étaient trop bien cachés. Je me disais alors, que si je n'en croisais pas ou plutôt n'en voyais pas, c'était juste parce que pour prendre le train ils devaient changer de vêtements. Histoire de se fondre dans la masse. Ce jour-là , je n'ai même pas osé me rendre au WC, de peur qu'un vilain monsieur en chaussures montantes ne m'agresse au détour d'une voiture. Puis tout bien réfléchit, je ne savais même pas à quoi ça ressemblait, un skin. Je savais juste que je devais m'en méfier comme de la peste, parce qu'ils faisaient beaucoup de mal aux demoiselles dans les trains, enfin c'est ce que m'avait dit maman. Je ne sais pas où est-ce qu'elle est allée pécher ça, je ne sais pas s'il y a eu un jour un fait divers impliquant des skins dans un train. Ce n'est qu'au bout de quelques temps, que je découvrais la vérité... Dans les trains, il n'y avait pas que des skinheads. Les années passèrent et je n'en avais toujours pas vu. Je savais maintenant ce que c'était, enfin ce que m'en avait dit mon père, je savais à quoi ils ressemblaient, mais la gare saint-charles n'était certainement pas leur QG. Quand un beau jour, alors que je revenais de Montpellier, au bout du quai, je voyais deux jeunes hommes portant ces fameuses chaussures, ce crane rasé de près, et ce treillis. C'était donc eux les récidivistes qui agressaient les filles dans les trains. Je prenais ma plus petite apparence, histoire de me rendre le plus invisible possible et passant à leurs côtés, je remarquais que sur leurs chaussures noires cirées, des lacets blancs tranchants zigzaguaient jusqu'à rejoindre leurs mollets. Une fois rentrée à la maison, j'allais tout de suite chercher ma mère : "Maman tu avais raison, je les ai vus, ils existent... les méchants des trains." Bien plus tard, j'entrais dans une petite boutique marseillaise et faisais la connaissance visuelle, de l'homme aux tatouages, le skin aux lacets rouges cette fois. Une fois chez moi, sans dire mot à ma mère de cette étrange rencontre avec un skin, ma foi, plutôt adorable, je commençais mes recherches. Pourquoi des lacets blancs ? Pourquoi des lacets rouges ? Pourquoi des lacets noirs ? Pourquoi cette étiquette de "fachos" ? Pourquoi un crane rasé ? Quelles origines ? C'est quoi un bonehead ? J'ai été dans ma phase "Qu'est ce qu'un skinhead ?" pendant un très long moment, avant de m'acheter ma première paire de rangers. Plus je m'enfonçais dans le sujet, plus j'abattais les idées préconçues. Non les skinheads ne sont pas racistes, non les skinheads ne sont pas d'extrême droite, non un skinhead n'est pas forcément quelqu'un de mauvais. Cet article n'étant ni chose à propagande, ni un bout de Wikipédia, je ne vais pas me mettre à vous expliquer tout ce que peut composer le mouvement, parce que sortant de mes mains se serait obligatoirement accompagné de petites fleurs roses qui brillent et disent "aime-moi aime-moi" . Je vais me contenter de faire une crise de petite princesse prononcée en forçant ceux qui me liront, s'ils sont curieux et partent avec un avis péjoratif de la chose, à aller se renseigner de manière plus profonde et à revenir me donner leurs avis après avoir fait cette démarche.
L'habit ne ferait donc pas le moine ? Je crois bien qu'on m'a menti...
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14:45 - 14/9/2008 -
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Crane rasé + bérêt vert, rangers et treillis.. j'ai un carton plein de photos de mon cher et tendre habillé ainsi, quand il est parti à vingt ans "barouder" sous d'autres latitudes. Donc, je n'ai pas d'apriori sur les tenues vestimentaires. Note que ma fille a toujours les cheveux teints en rouge et qu' elle a 33 ans. J'ai longtemps cru que c'était juste pour m'embêter qu'elle est revenue à la maison crinière flamboyante le jour de ses quinze ans. AAAAAAaaahhhhhhhhh.... Je blague parce qu'en fait çà lui va plutôt bien, j'ai juste mis 17 ans à m'y faire.. hé..hé une paille. Bé oui..je suis un peu "chiante" mais discrête quand même !! Loll Bisous tite Djoulaye La Clem :-)
La ClemdeToulouse - 16:57 - 15/9/2008
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Attend !!!
Rangers, treillis, pas ou peu de cheuveux.... cela me dit quelque chose !!!
Je sais j'en ai une armoire pleine mais au fond il y a aussi le béret, le képi et l'inoubliable calot
Donc conclusion : C'est pas un skinhead mais un mili qui partage ma vie...
J'ai eu chaud, j'ai cru que mes voisins les plus proches étaient une méga bande....
Biz
nimuedavalon - 10:45 - 15/9/2008
Commentaire sans titre
Encore un tres bon billet...certes tu as raison l'habit ne fait pas le moine Mon histoire C'etait hier , ou presque Un matin (encore un matin, matin pour rien), une idée mûrement réfléchie dans les tréfonds de ma cervelle, jaillie telle une source pure (mais pas dans une bouteille plastique). Il fallait que je me barre, de la ville, de ma vie, de mes soucis - une fuite comme disait une copine. Je serais alors un fuyard, un couard. Sûrement mais c'était ça ou je pétais les plombs et décimais un conseil municipal à la kalachnikov ou me prenais pour un martyr aux 70 vierges et j'allais me faire péter au centre commercial du coin (ou à la boucherie casher ou hallal pour changer de victimes). Bref, partir de la ville, mais sans véhicule (de toute façon ma caisse était en rade), à l'ancienne - peut-être à cheval ou en mule - ah ! merde pour acheter des bestiaux faut des thunes et j'en ai pas. Je regardais autour de moi, dans l'appartement pas grand-chose, un bouquin sur les chemins de saint-Jacques de Compostelle (qu'est-ce que j'irais foutre en Espagne ? Quoique ?) et un manche à balai, sans le balai - tiens voilà mon baton de marche ... Je m'en vais donc te compter les aventures de Gavroche-punk-pèlerin qui a fuit la ville et la civilisation moderne pour renouer le contact avec la nature (ou du moins ce qu'il en reste) et rechercher quelquechose ... Les faubourgs de la ville, les cages à lapin qui entourent le centre me servaient de paysage quand, sur le périph', je tentais de sortir de la tentaculaire mégalopole. Mes pensées étaient encore à "pourquoi ?". Je cherchais quoi, là ? La sagesse ? Pourquoi je la trouverais plus dans la brousse que dans la ville ? Puis de toute façon la sagesse c'est pas vendeur de nos jours, la sagesse on la met dans des maisons de retraite parce que ça chie partout, que ça coute des thunes et que c'est chiant. De toutes manières quelle sagesse les vieux peuvent bien nous donner ? Leur monde n'est plus le notre, le notre ne sera jamais le leur. Les quelques conseils que les vieux pouvaient nous donner d'après leur expérience, les conseils des pauvres gens (sans condescendance, ni mépris juste l'ancienne formule pour la France d'en bas) n'ont plus cours aujourd'hui, puis de toutes façons ça nous servirait à rien. Le monde avait changé, pour le meilleur et pour le pire et fallait faire avec. Et moi je fuyait. Peut-être que je me cherchais ? De stop en stop, je m'approchais de mon but, la campagne, la montagne, la brousse, les paysans, les chêvres, brebis, veaux, vaches, cochons. Des gens assez bizarres, les gens qui prennent les stoppeurs, peut-être que moi aussi je suis bizarre avec mon balai, ma crète de punk,mes rangers, mon cuir sous le soleil. En tout cas les braves gens me prennent pas. La peur, ils ont peur de tout surtout de ce qui est différent. Et pourtant moi aussi j'ai peur, j'ai peur de la normalité. C'est de la normalité qu'est sortie les pires ******ries du vingtième siècle si je ne m'abuse. J'en étais à ces pensées quand mes pas m'amenèrent devant une ferme, dans un petit village, une des premières fois que je voyait ça. Ben, finalement c'est assez degueu la nature, c'est pas comme à la télé. Pas grand monde, et le soleil se couchait. Je regardais ce qu'il me semblait être un coq qui faisait son affaire à une poule. On dit que les lapins sont rapides pour faire zig-zig, mais les coqs c'est rapide et brutal, battement d'ailes de la part des deux partenaires que ça foutait un bordel parmis les autres poules qui se barraient dans tous les sens. Et puis ce con de coq qui pendant le coït donnait des coup de becs sur la tête de la poule. C'est peut-être pour ça qu'on a choisi le coq comme emblème, rapide et brutal même quand il s'agit d'être doux et sensuel. J'étais scotché sur le spectacle, le coq finit son affaire, la poule se barra en courant loin de lui. Et il me vit. Houlà , ce con là me prenais pour un adversaire, faut dire qu'avec ma crète rouge je cherchais les coups là . Il se précipite sur moi et commence à me picorait méchamment, je tente de le virer à coup de pied. Mais cette bestiole se mit en devoir de s'envoler et d'essayer de me picorer les yeux, ******rie - elle commence bien la nature - je battis en retraite précipitamment vers le chemin, c'est pas ici que je trouverais ma pitance ce soir. Le coq cessa de me poursuivre à la sortie du village. J'avais dû sortir de son territoire. Je partis piteux sur le chemin, j'entendis le paysan se marrait, il avait dû voir le combat de coq (enfin surtout un) et ça l'amusait visiblement. Un coq c'est aussi bien qu'un chien de garde, surtout contre un punk à crète rouge. Au prochain village je la rase. A bientot ma Julie
gavroche - 08:44 - 15/9/2008
voir
ta petite enquête sur le terrain t'a rapproché de la vérité. Voir une fois vaut mieux qu'entendre mille fois.
sublimot - 20:42 - 14/9/2008
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