Marseille recule.
Nous avons tous (du moins ceux qui y étaient) fait l'ouverture du festival Marsatac. Alors qu'il débute à 19h30, nous partons vers 21h, direction métro. Après une trentaine de minutes marseillaises, nous arrivons sur le site. C'est petit, y'a personne, les stands sont chers, l'alcool pas donné, les backstage bondés mais on peut pas y accéder, les toilettes en carton, mais y'a un peu de son. Une barbe à papa et une ou deux bières plus tard, y'a toujours personne, le site ne s'est pas agrandi, les boissons sont toujours aussi chères. Deux trois concerts plus tard, trois quatre bières et un kebab, je renverse mon verre sur les gradins de béton. Ceux-ci sont d'ailleurs étrangement plus remplis que le reste du site. Les verrous des chiottes cassés, une paire de chaussures en moins et quelques bières plus tard, alors que nous sommes assis sur des bancs de bois près des backstage, voilà qu'un monsieur habillé en noir se dirige vers nous."Il faut partir, c'est fini" grosso merdo "Une seconde" "Je resterais là jusqu'à ce que vous soyez partis" Oooookay, voilà voilà nous sommes parti. Seulement il n'est que 3h et quelques, les métros sont donc toujours fermés. Voilà qu'il va falloir solliciter nos pieds. Une séance de tobogan, une gorgée de bière recrachée, un pipi improvisé en pleine rue qui finalement n'aura pas lieu, plus tard, nous marchons toujours. A ce qu'en disent les mauvaises langues, la rumeur court que je ne marchais plus très droit. La maison est proche, le pipi aussi, bientôt le dodo, le tout dans un petit élan de déception.
Cher, pas d'ambiance, mauvais site, mauvais personnel, il ne reste plus qu'à boire pour oublier qu'on à claquer une quarantaine d'euros en places, puis à reboire pour oublier qu'on a claquer 20 euros en boissons. Mais je continue à affirmer, que je n'étais pas bourrée ! J'étais POMPETTE !
12:32 - 3/10/2008 - Commentaires (4) -
La société
Et moi. "Faudrait que j'aille prendre les billets..."
"Y' a pas de réductions possibles ?"
"Bah si y' en a quelques unes, attend une seconde je vais te dire ça..."
...
"Mais enfaîte je suis quoi moi ? Je suis pas chômeuse, je suis pas étudiante, je suis pas sénior, je suis pas une famille nombreuse..."
"Tu n'es rien Julie"
J'aime ma mère.
12:33 - 20/9/2008 - Commentaires (5) -
J'enfilerais mes rangers
Quand je serais grande.
Remontée d'acide gastrique dans ma bouche pâteuse gout clope de 7h du mat, quand je me retiens d'entrer dans un HS en laissant un commentaire comportant un "oï" et un vulgaire "3B" sur le blog d'un monsieur dont je ne citerais pas le pseudonyme dans tous mes articles (quoique...). Pour ne pas l'encombrer de vulgarité-ordinaires je vais me décharger ici-même. Ma mère m'a dit lors de mon premier voyage en train et me dit toujours de temps à autre : "Fais attention dans le train, il ya souvent des skinheads et en général ils ne sont pas commodes. Idiote comme tu es, tu vas aller discuter avec eux !" Enfin c'est une grossière traduction, en réalité ça donnerait plutôt ça : " Fais gaffe ju', les trois quarts du train c'est des skins et fatche de, y sont méchants (pu***g con). Tête de Gobi comme t'y'es tu vas aller leur tenir le crachoir !" Mon trajet Marseille-Gap je le passais alors à chercher du regard les skinheads, qui apparemment étaient trop bien cachés. Je me disais alors, que si je n'en croisais pas ou plutôt n'en voyais pas, c'était juste parce que pour prendre le train ils devaient changer de vêtements. Histoire de se fondre dans la masse. Ce jour-là , je n'ai même pas osé me rendre au WC, de peur qu'un vilain monsieur en chaussures montantes ne m'agresse au détour d'une voiture. Puis tout bien réfléchit, je ne savais même pas à quoi ça ressemblait, un skin. Je savais juste que je devais m'en méfier comme de la peste, parce qu'ils faisaient beaucoup de mal aux demoiselles dans les trains, enfin c'est ce que m'avait dit maman. Je ne sais pas où est-ce qu'elle est allée pécher ça, je ne sais pas s'il y a eu un jour un fait divers impliquant des skins dans un train. Ce n'est qu'au bout de quelques temps, que je découvrais la vérité... Dans les trains, il n'y avait pas que des skinheads. Les années passèrent et je n'en avais toujours pas vu. Je savais maintenant ce que c'était, enfin ce que m'en avait dit mon père, je savais à quoi ils ressemblaient, mais la gare saint-charles n'était certainement pas leur QG. Quand un beau jour, alors que je revenais de Montpellier, au bout du quai, je voyais deux jeunes hommes portant ces fameuses chaussures, ce crane rasé de près, et ce treillis. C'était donc eux les récidivistes qui agressaient les filles dans les trains. Je prenais ma plus petite apparence, histoire de me rendre le plus invisible possible et passant à leurs côtés, je remarquais que sur leurs chaussures noires cirées, des lacets blancs tranchants zigzaguaient jusqu'à rejoindre leurs mollets. Une fois rentrée à la maison, j'allais tout de suite chercher ma mère : "Maman tu avais raison, je les ai vus, ils existent... les méchants des trains." Bien plus tard, j'entrais dans une petite boutique marseillaise et faisais la connaissance visuelle, de l'homme aux tatouages, le skin aux lacets rouges cette fois. Une fois chez moi, sans dire mot à ma mère de cette étrange rencontre avec un skin, ma foi, plutôt adorable, je commençais mes recherches. Pourquoi des lacets blancs ? Pourquoi des lacets rouges ? Pourquoi des lacets noirs ? Pourquoi cette étiquette de "fachos" ? Pourquoi un crane rasé ? Quelles origines ? C'est quoi un bonehead ? J'ai été dans ma phase "Qu'est ce qu'un skinhead ?" pendant un très long moment, avant de m'acheter ma première paire de rangers. Plus je m'enfonçais dans le sujet, plus j'abattais les idées préconçues. Non les skinheads ne sont pas racistes, non les skinheads ne sont pas d'extrême droite, non un skinhead n'est pas forcément quelqu'un de mauvais. Cet article n'étant ni chose à propagande, ni un bout de Wikipédia, je ne vais pas me mettre à vous expliquer tout ce que peut composer le mouvement, parce que sortant de mes mains se serait obligatoirement accompagné de petites fleurs roses qui brillent et disent "aime-moi aime-moi" . Je vais me contenter de faire une crise de petite princesse prononcée en forçant ceux qui me liront, s'ils sont curieux et partent avec un avis péjoratif de la chose, à aller se renseigner de manière plus profonde et à revenir me donner leurs avis après avoir fait cette démarche.
L'habit ne ferait donc pas le moine ? Je crois bien qu'on m'a menti...
13:45 - 14/9/2008 - Commentaires (4) -
A propos du blogueur
« October 2008 »
Mon Tue Wed Thu Fri Sat Sun 1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31
Menu • Album photos
• Accueil
• Voir mon profile
• Archives
• Email
• Blog RSS
Catégories
Julie et les inconnus! Julie et ses absences! Julie et ses amis! Julie et ses avis! Julie et ses délires! Julie et ses vadrouilles!
Amis
Liens
• Fantaisine • Caramelouz • Melancholiamind
Services
•
Sondage